Désormais, le grand public pourra s’informer sur l’étude et la surveillance des niveaux de radioactivité présents dans l’environnement, et qui sont essentielles pour contribuer à l’évaluation des impacts des substances radioactives sur la santé de l’homme, sur l’environnement et sur les ressources d’intérêt économique (notamment l’eau et l’agriculture), sur le site : www.mesure-radioactivite.fr.

Ce nouveau code prévue par le réseau de la santé publique est développé sous l’égide de l’ASN en collaboration avec l’IRSN et en partenariat avec les principaux acteurs du réseau dont le ministère de la Santé, le ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de la Mer, la Marine Nationale, les grands exploitants nucléaires EDF, ANDRA, AREVA, CEA, les agences sanitaires (Afssa, InVS), les associations de protection de l’environnement notamment l’ACRO, peut on lire sur un communiqué de presse.

Les conséquences de la radioactivité sur la santé sont complexes. Le risque pour la santé dépend non seulement de l'intensité du rayonnement et la durée d'exposition, mais également du type de tissu concerné — les organes reproducteurs sont 20 fois plus sensibles que la peau. Les effets sont différents selon le vecteur de la radioactivité : exposition à des rayonnements ionisants par une source radioactive à distance ; contamination radioactive si par exemple l'on ingère ou inhale un produit radioactif.

Les normes internationales, basées sur les conséquences épidémiologiques de l'explosion des bombes d'Hiroshima et Nagasaki, partent du principe que le risque pour la santé est proportionnel à la dose reçue et que toute dose de rayonnement comporte un risque cancérigène et génétique.

La réglementation pour la protection contre les radiations ionisantes est basée sur trois recommandations fondamentales :

  1. justification : on ne doit adopter aucune pratique conduisant à une irradiation, à moins qu'elle ne produise un bénéfice suffisant pour les individus exposés ou pour la société, compensant le préjudice lié à cette irradiation ;
  2. optimisation : l'irradiation doit être au niveau le plus bas que l'on peut raisonnablement atteindre ;
  3. limitation de la dose et du risque individuels : aucun individu ne doit recevoir des doses d'irradiation supérieures aux limites maximum autorisées.

De récentes études de l'IRSN s'intéressent aux effets de la contamination radioactive chronique, qui même à des faibles doses, pourraient ne pas être négligeables, et pourraient provoquer différentes pathologies atteignant certaines fonctions physiologiques (système nerveux central, respiration, digestion, reproduction). Mais cette vision est contestée, et d'autres acteurs, dont notamment l'Académie de médecine, estiment au contraire que ces craintes sont inutiles.

Cette nouvelle initiative est unique en Europe, le site www.mesure-radioactivite.fr centralise tous les résultats des mesures de radioactivité réalisées dans l’environnement par les différents organismes et met ces données à disposition des experts et du public avec une fréquence d’actualisation importante : en moyenne 15 000 mesures sont ainsi ajoutées chaque mois.

Auteur : Jean-Charles BATENBAUM, actualites-news-environnement

 

 

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